Le métier d'écrivain public

« Partout où l’écrit est indispensable à la vie de la société, le métier se développe pour aider »

L’écrivain public n’est que la forme moderne du scribe de l’Égypte antique et du clerc du Moyen-Âge. Partout où l’écrit est indispensable à la vie de la société, le métier se développe pour aider ceux qui n’ont pas le savoir, la patience, ou encore la volonté de s’y plier.

 

En France, son histoire prend son essor à la fin du Moyen-Âge avec l’avènement de la classe bourgeoise. Les actes juridiques et marchands pullulent, l’évolution de l’administration royale impose ses exigences, et les représentants religieux n’ont plus le monopole de l’écriture. Dès lors, une porte s’ouvre pour toute personne ayant suffisamment de connaissance de la langue et c'est à ce moment que naît la forme connue et fantasmée du métier.

 

« Le taux d’illettrisme ne faiblit pas »

 

De nos jours, l’écrit est plus que jamais au cœur de notre société mais le taux d’illettrisme ne faiblit pas malgré la forte scolarisation dans notre pays (8% de la population reste en grande difficulté face à l’écrit en 2011). Il faut ajouter à cela une fracture numérique de plus en plus importante tant dans la pratique que dans l'accès aux outils. Il n’est donc pas étonnant de voir le métier vivre un renouveau tout en gardant sa dimension sociale.

 

Ainsi, il ne s’agit plus uniquement de dresser une liste de marchandises ou d’aider à faire les comptes (dans la limite où cela n’empiète pas sur le travail de comptable), mais également de donner des conseils en écriture, d’aider à la rédaction de récits de vie, de produire du contenu pour les sites Internet, ou d’aider dans les démarches administratives encore souvent fastidieuses afin de permettre à chacun l'accès à ses droits.

« C’est un métier en pleine mutation, riche en horizon »

Son expertise peut être sollicitée par des particuliers mais aussi des entreprises, des associations ou encore des institutions… Sa dénomination commence à varier et il n'est pas rare de croiser un écrivain conseil® ou un·e collaborateur·trice rédactionnel·le. Et puis il y a aussi les noms plus spécialisés : un écrivain fantôme ou prête-plume pour remplacer le vocable devenu négatif de nègre littéraire, ou tout aussi parlant, un·e correcteur·trice, un·e biographe... Bref, il s'agit d'un métier protéiforme à connaître et riche en horizon, en pleine mutation aussi, comme tant de métiers actuellement.


Sources :

Le métier d’écrivain public, CNFDI

Écrivain public, Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivain_public (consulté le 03 janvier 2017)

Blondel C., Brissaud C., Conseil J., et al., Étude INSEE Les difficultés des adultes face à l’écrit : l’apport de l’épreuve de production écrite de l’enquête Information et vie quotidienne, https://www.insee.fr/fr/statistiques/2527118?sommaire=2527266&q=ill%C3%A9trisme (consulté le 03 janvier 2017)

Danger F., L’écrivain public à vocation sociale en question, http://lereseauepso.com/hello-world/ (consulté le 03 janvier 2017)